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Les signes de stabilisation affichés par l'économie mondiale au début du deuxième trimestre se dissipent à nouveau. Aux États-Unis, les indices des directeurs d'achat du mois de mai suggèrent que la faiblesse conjoncturelle du secteur manufacturier commence à s'étendre aux services, constatent Guy Wagner, Administrateur-Directeur de BLI - Banque de Luxembourg Investments, et son équipe, dans leur analyse mensuelle, les « Highlights ».

En Europe, les indices des directeurs d'achat ne se détériorent plus, mais ne montrent pas non plus des signes notables d'amélioration. Au Japon, la croissance du PIB au premier trimestre a été étonnamment forte à +0,5 % en glissement trimestriel. Néanmoins la surprise favorable provient principalement du recul important des importations, alors que la consommation des ménages et les investissements des entreprises ont baissé par rapport au trimestre précédent. En Chine, l'amélioration économique demeure modérée nonobstant les mesures de stimulation monétaires et fiscales depuis le début de l'année.

Faible progression de l'inflation aux États Unis et en Europe

En dépit d'une légère augmentation des taux d'inflation américains et européens au mois d'avril, les pressions inflationnistes demeurent somme toute faibles. Aux États-Unis, le taux d'inflation global est passé de 1,9 % à 2,0 %; hors énergie et alimentation, l'inflation est également en hausse de 0,1 %, passant de 2,0 % à 2,1 %. Le déflateur des dépenses de consommation hors énergie et alimentation, qui constitue l'indicateur de prix préféré de la Réserve fédérale, est resté inchangé à 1,6 %. Dans la zone euro, le taux d'inflation global au mois d'avril a été légèrement supérieur aux attentes, passant de 1,4 % à 1,7 %. Hors énergie et alimentation, l'inflation a également crû plus vite que prévu, de 0,8 % à 1,2 %. Pour les mois à venir, nous nous attendons à un recul de la plupart des indicateurs de prix en raison de la décélération de la conjoncture mondiale.

Politique de taux à suivre sur les deux continents

Aux États-Unis, le compte rendu de la réunion du Comité monétaire début mai suggère que les autorités monétaires sont actuellement en position d'attente en matière de politique de taux tant que les statistiques économiques n'afficheront pas de signal clair. En raison de la faiblesse de l'inflation et de la fragilité de la conjoncture mondiale, le prochain mouvement du taux des fonds fédéraux sera probablement une baisse. Dans la zone euro, les responsables monétaires ne se sont pas prononcés sur leurs intentions futures au courant du mois de mai.

Tensions commerciales et détente des rendements des obligations d'État

En mai, la recrudescence des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine a engendré une détente supplémentaire des rendements des obligations d'État. Aux États-Unis, le rendement du bon du trésor à 10 ans est passé de 2,50 % à 2,12 %, conduisant à une inversion de la courbe des taux. Dans la zone euro, le recul des rendements des emprunts d'État s'est poursuivi, malgré un nombre croissant d'émissions dont les rendements à échéance deviennent négatifs. Ainsi le rendement de l'emprunt d'État à 10 ans est passé de 0,01 % à -0,20 % en Allemagne, de 0,37 % à 0,21 % en France et de 1,00 % à 0,71 % en Espagne. Seuls les taux italiens ont légèrement remonté de 2,55 % à 2,67 %, suite à la victoire de la Ligue du Nord lors des élections européennes.

Léger recul des marchés actions

Après leur forte hausse au cours des 4 premiers mois de l'année, les marchés actions ont reculé au mois de mai. Les nouvelles mesures protectionnistes de l'administration Trump, comme l'instauration de droits de douane supplémentaires sur les importations chinoises, le décret présidentiel empêchant les entreprises américaines à fournir des composantes électroniques au géant chinois des télécommunications Huawei et la menace de droits de douane à l'égard du Mexique, ont pesé sur les marchés boursiers. Ainsi, l'indice MSCI All Country World Index Net Total Return exprimé en euros a reculé de 5,4 % au cours du mois. Le S&P 500 aux États-Unis, le Stoxx 600 en Europe, le Topix au Japon et le MSCI Emerging Markets ont tous été en baisse, reculant respectivement de 6,6 % (en USD), 5,7 % (en EUR), 6,5 % (en JPY) et 7,5 % (en USD). Au niveau sectoriel, les valeurs dites défensives comme les services publics, la santé et la consommation non cyclique ont relativement bien résisté alors que la technologie a le plus corrigé.

Au mois de mai, le taux de change euro dollar est resté quasiment inchangé à 1,12. Les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine ont bénéficié au yen japonais qui s'est apprécié de 3 % contre l'euro au cours du mois.

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