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Les marchés financiers ont entamé l’année 2019 sur les chapeaux de roues. Explications avec Jean-François Gillardin, Head of Discretionary Portfolio Management, dans un article paru dans le Luxemburger Wort le 8 février.

Le rebond des marchés depuis le début de l’année peut sembler excessif compte tenu des incertitudes ambiantes. En effet, les facteurs de risque ayant provoqué la correction des marchés au cours des dernières semaines de l’année 2018 sont toujours présents.

Après une fin d’année particulièrement sanglante, les marchés actions ont fortement rebondi au cours des premières semaines de 2019. À titre d’exemple, le MSCI World GDP weighted EUR – en repli de 6,75 % en décembre – a déjà récupéré l’entièreté de cette baisse pour revenir à son niveau de début octobre. Si les marchés étaient excessivement pessimistes en fin d’année, l’ampleur et surtout la rapidité du rebond incite à la prudence.

En effet, les facteurs de risque ayant provoqué la correction des marchés sont toujours présents. Tout d’abord, le conflit commercial entre les États-Unis et la Chine n’est toujours pas résolu même si des avancées commencent petit à petit à ressortir des négociations. La Chine serait ainsi encline à augmenter ses importations de produits agricoles américains. Toutefois, les dossiers les plus épineux tels que les questions de protection de la propriété intellectuelle ou encore celles relatives aux transferts de technologie progressent plus lentement.

Deuxièmement, les relations entre l’Union européenne et le gouvernement britannique semblent de plus en plus compliquées. Si Theresa May aimerait rouvrir les discussions avec ses partenaires européens, ces derniers lui ont, pour le moment, adressé une fin de non-recevoir. À moins de deux mois de la date officielle du Brexit, les négociations semblent plus que jamais dans l’impasse.

Troisièmement, la décélération de l’activité économique se confirme, particulièrement en Europe. Il y a un an, le maître-mot était la synchronisation de la croissance mondiale. Aujourd’hui, les économistes s’accordent plutôt pour parler de décélération synchronisée. Aucune grande zone géographique n’est pour le moment immunisée contre ce ralentissement.

Il nous semble toutefois prématuré de parler de récession aux États-Unis. Si le récent shutdown et les conditions climatiques risquent d’impacter négativement les chiffres de croissance du premier trimestre, un effet de rattrapage aura certainement lieu au second trimestre. Les dépenses de consommation des ménages – principal soutien de l’activité ces derniers trimestres – restent solides, bénéficiant notamment de la bonne santé du marché de l’emploi, de l’augmentation des salaires et de la poursuite de la hausse de la richesse des ménages (hausse des prix immobiliers et des marchés financiers).

Certains facteurs ont cependant évolué dans la bonne direction. Ainsi, suite au ralentissement de la croissance mondiale, la Banque centrale américaine a assoupli son discours quant à l’orientation de sa politique monétaire. En effet, la mention relative à « une hausse graduelle des taux d’intérêt » a été retirée lors de son dernier communiqué suggérant une pause dans son cycle de resserrement monétaire. La Fed semble également vouloir s’accorder plus de flexibilité concernant la réduction de son bilan avec, à la clé, une fin probablement plus rapide qu’initialement escomptée.

Ce discours plus prudent a été salué par les marchés actions, provoquant également une détente sur les taux américains et une baisse du dollar. Le marché n’anticipe pour le moment plus aucune hausse de taux aux États-Unis pour cette année ce qui peut paraître conservateur. N’oublions pas qu’en octobre, le marché tablait encore sur trois hausses de taux pour 2019.

Suite à la forte correction de fin d’année et aux révisions négatives des attentes de croissance bénéficiaires, les multiples de valorisation sont également devenus plus attractifs. Le MSCI World est ainsi passé d’un ratio cours / bénéfice à 12 mois de plus de 16 en début d’année 2018 à moins de 13 début janvier 2019, son plus bas niveau depuis 2013. La baisse des taux sans risque a également contribué à augmenter les primes de risques et à réduire l’attractivité des investissements obligataires.

Toutefois, le changement d’attitude des marchés financiers entre décembre et les premières semaines de l’année apparaît excessif. Compte tenu de la forte hausse sur les marchés financiers et des incertitudes ambiantes, il n’est peut-être pas inopportun de mettre une partie de ses bénéfices à l’abri.  

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