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Bien qu’en phase de ralentissement, la conjoncture mondiale continue à faire preuve de résilience, écrivent Guy Wagner et son équipe dans leur dernier rapport d’analyse sur les marchés financiers.

« Aux Etats-Unis, la consommation domestique semble même légèrement réaccélérer, les ménages continuant à puiser dans leur épargne excédentaire constituée durant la pandémie. Les investissements des entreprises demeurent également robustes grâce au niveau élevé des bénéfices qui ne sont qu’au début d’une phase probable d’affaiblissement », dit Guy Wagner, chief investment officer (CIO) de la société de gestion BLI - Banque de Luxembourg Investments. « Dans la zone euro, les mesures publiques d’allègement visant à réduire la facture énergétique soutiennent aussi bien la consommation privée que la production industrielle. » En Chine, la faiblesse conjoncturelle se poursuit, une large partie de l’activité économique demeurant paralysée par la politique du zéro Covid qui empêche une amélioration notable, malgré l’introduction d’un large éventail de mesures visant à mettre fin à la faiblesse persistante du secteur immobilier. Au Japon, le PIB du troisième trimestre a reculé de 0,3% en glissement trimestriel, en grande partie en raison de facteurs techniques contribuant à une hausse ponctuelle des importations. La plupart des composantes du PIB, comme la consommation domestique, les dépenses d’investissements et les exportations, ont par contre progressé. « En raison du décalage de 12 à 18 mois généralement observé entre un durcissement monétaire et son impact sur l’activité réelle, le ralentissement de la conjoncture mondiale devrait s’accentuer au courant de l’année prochaine », pense l’économiste luxembourgeois.

Aux Etats-Unis, l’inflation semble entamer sa phase de détente

Aux Etats-Unis, l’inflation semble entamer sa phase de détente après avoir atteint un pic de 9,1% au mois de juin. Dans la zone euro, l’inflation a ralenti pour la première fois après 16 mois consécutifs de hausses. Ainsi, d’octobre à novembre, l’inflation globale a reculé de 10,6% à 10,0%.

Une augmentation des principaux taux directeurs est attendue aux Etats-Unis et en Europe

Tant aux Etats-Unis qu’en Europe, la Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne ont laissé entrevoir une augmentation de leur principal taux directeur de 50 points de base lors de leur prochaine réunion respective à la mi-décembre. Un tel mouvement marquerait une réduction de la cadence haussière par rapport aux augmentations de 75 points de base effectuées précédemment des deux côtés de l’Atlantique. Guy Wagner : « Malgré le ralentissement probable du rythme haussier, la fin du cycle de resserrement des banques centrales ne semble pas encore en vue. »

Les rendements à échéance sur les marchés obligataires se détendent

La publication d’une inflation américaine plus faible que prévu a déclenché une détente des rendements à échéance sur les marchés obligataires. Les marchés obligataires de la zone euro ont suivi leurs homologues américains, le taux de référence à 10 ans reculant en Allemagne, en France, en Italie et en Espagne.

Les marchés actions continuent à rebondir

En novembre, les marchés actions ont continué à rebondir, le recul de l’inflation nourrissant les espoirs d’une modération du resserrement monétaire et, partant, d’un atterrissage en douceur de l’économie mondiale. Ainsi, l’indice des actions mondiales MSCI All Country World Index Net Total Return exprimé en euros a progressé de 3,4% durant le mois. La hausse de l'indice exprimé en euros aurait été bien plus importante si elle n'avait pas été freinée par le rebond de la monnaie européenne. L’indice MSCI Emerging Markets a même gagné 14,6% (en USD), « grâce au rebond des actions chinoises après leur déboire du mois d’octobre et les espoirs d’un relâchement progressif de la politique stricte du zéro Covid en Chine ». Au niveau sectoriel, les matériaux et l’industrie ont le plus progressé, alors que l’énergie et la santé ont enregistré les évolutions les moins favorables.

Guy Wagner, Chief Investment Officer

Licencié en Sciences Économiques de l'Université Libre de Bruxelles, Guy rejoint la Banque de Luxembourg en 1986, où il fut successivement responsable des départements Analyse Financière et Asset Management. Depuis 2005, il est Chief Investment Officer de BLI - Banque de Luxembourg Investments.

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